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Comment repérer une fausse promo

Un prix barré n’est pas une remise. C’est un prix de référence choisi par le marchand, et rien n’oblige ce prix à avoir été pratiqué un jour. La seule question qui compte : combien ce produit coûte-t-il d’habitude ? Voici comment répondre en une minute, et les cinq signes qui trahissent une promo qui ne fait rien économiser.

La part de fausses promos, mesurée cette semaine

Sur 249 promos affichées dans le catalogue DeaLynx (un prix barré au-dessus du prix du jour), 139 ne font rien économiser par rapport au prix habituel du produit, soit 56 %. 80 sont de vraies remises d’au moins 5 %. Remise médiane affichée : 0.167 %. Remise médiane réelle : 0 %.

Calcul du 14 septembre 2026, méthode publique.

Voir le baromètre complet, catégorie par catégorie →

Les cinq signes d’une fausse promo

1. Le prix barré est un prix que personne n’a jamais payé

Le cas le plus fréquent. Le marchand affiche en référence le prix conseillé par le fabricant, ou un prix de lancement vieux de deux ans, alors que le produit se vend depuis des mois bien en dessous. La remise est calculée contre un prix théorique. Sur un historique de prix, ça se voit immédiatement : la courbe n’est jamais passée par le prix barré.

2. La promo revient toutes les semaines

Une remise qui réapparaît tous les quinze jours n’est pas une promotion, c’est le prix normal du produit, avec une étiquette. Les marchands alternent prix « plein » et prix « promo » pour créer un sentiment d’urgence. Si le prix promo est celui auquel le produit se vend la moitié du temps, c’est lui le prix habituel.

3. Le prix a monté juste avant

Classique des grandes opérations : Black Friday, French Days, soldes. Le prix grimpe deux ou trois semaines avant, puis « baisse » le jour J pour retomber à son niveau d’avant, parfois au-dessus. Sans historique, la remise paraît réelle. Avec, on voit la bosse.

4. La remise est énorme, le prix final est banal

« -60 % » sur un produit vendu partout ailleurs au même prix final. Le pourcentage est calculé contre une référence gonflée. Le réflexe : ignorer le pourcentage et comparer le prix final au prix habituel du produit, chez ce marchand et chez les autres.

5. L’offre vient d’un vendeur tiers

Sur les places de marché (Amazon, Cdiscount, Rakuten, Fnac), un vendeur tiers peut fixer un prix barré librement. Certains listent un produit à un prix très élevé pendant quelques jours pour ensuite afficher une remise spectaculaire sur ce prix. Le prix habituel calculé sur plusieurs vendeurs et plusieurs mois neutralise la manœuvre.

La méthode en trois étapes

  1. Regarder l’historique, pas l’étiquette

    Ouvrez la fiche du produit sur DeaLynx, ou installez l’extension qui affiche la courbe directement sur la page du marchand. En un coup d’œil : le prix habituel sur six mois, le plancher déjà atteint, et où se situe le prix du jour.

  2. Comparer au prix habituel, jamais au prix barré

    Le prix habituel est la médiane des prix réellement relevés sur six mois, pondérée par le temps pendant lequel chaque prix est resté affiché. C’est ce que le produit coûte d’ordinaire. Une remise n’existe que si le prix du jour passe nettement en dessous : DeaLynx compte une vraie promo à partir de 5 %, une vraie baisse à partir de 15 %.

  3. Poser une alerte plutôt qu’acheter sous pression

    Si le prix du jour n’est pas un vrai point bas, suivez le produit. DeaLynx vous prévient quand le prix passe sous le seuil de votre choix ou sous le prix habituel, et quand un produit en rupture revient. L’urgence affichée par le marchand ne tient pas face à une alerte.

Ce que dit la loi

Depuis mai 2022, un marchand qui annonce une réduction de prix doit indiquer le prix le plus bas qu’il a pratiqué au cours des trente jours précédents, et c’est ce prix qui sert de référence à la remise (article L112-1-1 du code de la consommation, issu de la directive européenne Omnibus). Deux limites : la règle ne s’applique pas aux comparaisons avec un prix conseillé, ni aux places de marché pour les vendeurs tiers, et trente jours ne suffisent pas à voir une hausse préparée deux mois à l’avance. L’historique sur six mois va au-delà de ce que la loi impose.

Questions fréquentes

Un prix barré est-il forcément une fausse promo ?

Non. Beaucoup de remises sont réelles, surtout en fin de série ou à la sortie d’un nouveau modèle. Le baromètre DeaLynx mesure chaque semaine la part de promos affichées qui ne font rien économiser : elle varie selon les catégories et les périodes. Ce guide donne les moyens de trancher produit par produit.

Comment connaître le prix habituel d’un produit ?

Sur DeaLynx, chaque fiche l’affiche : c’est la médiane des prix relevés sur six mois, relevés aberrants écartés. Si le produit n’est pas encore dans le catalogue, collez son adresse dans la barre de l’accueil, ou installez l’extension : elle affiche l’historique sur la page du marchand, chez Amazon, Fnac, Cdiscount, Darty, Boulanger et dix autres enseignes.

Le Black Friday est-il une période de fausses promos ?

C’est la période où les hausses préalables sont les plus fréquentes, parce que tout le monde attend une remise. Ce n’est pas pour autant une période sans vraies affaires : les bilans mensuels du baromètre listent les vraies baisses d’au moins 15 %, produit par produit.

Une alerte de prix, ça sert à quoi si la promo est fausse ?

Justement à ne pas acheter ce jour-là. L’alerte se déclenche quand le prix passe réellement sous le seuil choisi ou sous le prix habituel, pas quand le marchand affiche une remise. Vous achetez au moment où le prix est bas, pas quand l’étiquette le dit.

Voir le baromètre des fausses promos →